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Les types de récifs
Les récifs artificiels peuvent être séparés en 3 types :
a- Les récifs anti-chalutage dit : de protection
D’un poids suffisant ces éléments doivent résister à la traction des chalutiers. Plusieurs types ont été immerges dans les alpes maritimes constitues de blocs rocheux de fort tonnage, de poteaux EDF scelles dans une chape de béton. ( Collart D - Charbonnel E – 1998)
Les récifs artificiels immergés à Agde et Marseillan sont à la fois des récifs anti-chalutage (buses de béton d’un poids de 10 tonnes ) et de récifs de Protection de la faune dans un objectif de maintien de la petite pêche.
b- Les récifs de production : pêche
Plusieurs types de modules de volume, de forme diffèrent ont étés construits et immergés. Les modèles les plus petits varient de 0, 250 t à 1,300 t, les plus important 27 tonnes pour un volume de 157 m3. Les éléments de béton répondent aux exigences de solidité, de coûts, et d’efficacité technique.
En effet, l’expérience en matière de récifs artificiels a finalement montré qu’il était préférable d’utiliser des blocs de béton creux ayant une grande ouverture principale (diamètre supérieur à 30 centimètres) afin d’éviter toute obstruction naturelle et de favoriser la circulation de l’eau.
Au delà de la forme du récif en lui même, la façon dont il sera disposé sur un site jouera un rôle déterminant sur la présence du poisson
c- Les récifs réservés à des activités touristiques : plongée
Les épaves de bateaux d’un coût réduit constitue une alternative aux récifs artificiels, peuvent être utilises comme lieu réservé à la plongée de loisir dont on connaît le développement économique de ce sport en plein essor, dont le département des Landes est prive faute d’espaces adaptés, la configuration de sa côte étant privé d’enrochements et d’épaves.

Dimension et structure des récifs
Les éléments retenus par l’ALR sont des éléments de béton de forme cylindrique (buses et éléments de fond de formes différentes) d’un poids compris entre 0t 900 et 1t 600.
La résistance lors des différentes manutentions, déplacement, transport maritime, l’immersion, les chocs à l’arrivée au fond, sont autant de facteurs de détérioration des modules dans le processus d’installation
D’un poids relativement réduit pour un transport et une manutention aisée, facilement modulable. Ces structures peuvent être brochées entre elles ou chaînées pour faire masse et avoir un poids dissuasif pour le chalutage
Conditions d’installation des récifs artificiels

Schéma d’immersion sur une concession
Espacements et groupements :
D’après une étude faite sur cinq récifs artificiels destines principalement au bar il apparaît qu’il est efficace de disperser les blocs ou modules en plusieurs groupes peu empiles et de maintenir entre les groupes un intervalle suffisant.
Hauteur et empilements:
Pour les poissons pélagiques, nous rappelons qu'il est préférable d'empiler les blocs sur plusieurs niveaux pour atteindre une certaine hauteur par rapport à la hauteur d'eau, et à ce sujet, nous pensons que la meilleure forme est la forme pyramidale
D'après une étude du laboratoire des pèches et de l'aquaculture (au Japon ), il apparaît qu'une hauteur de récif artificiel correspondant au 1/10 de la hauteur d'eau est optimale pour avoir de bons résultats d'attraction
Surface au sol :
Il y a deux façons d'envisager l'occupation du fond par un récif artificiel.
La première est l'installation des blocs sur une étendue donnée sans espace entre eux (étendue couverte à peu prés égale à la surface des blocs) si le récif présente un volume trop important, les zones centrales sont trop sombres. en plus cela entraîne un manque de résistance aux mouvements d'eau et de stimulation pour les animaux.
La seconde est l'installation des blocs sur de petites surfaces, les modules doivent être disposés en ensemble chaotique d’environ 100 m3
Le second cas apparaît comme évidemment plus avantageux car il respecte le principe d'espace efficace.